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25/04/2012

Une semaine à Chypre en avril

                                Une semaine à Chypre avril 2012

 

Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques  9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid.

Lundi 9 avril

Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à  Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et  dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure.  P4110052.JPGMais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir, nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de  vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer, en pleine ville, nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est  installée.  Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant.

Mardi 10

La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays.P4100011.JPG En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui  permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est !   Mais tout se passe rapidement, et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. 

P4100023.JPG Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus  dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises.  Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité,  je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées, alignées sur les horaires du lever et du coucher du soleil.    Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol.

P4100031.JPGNous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant.  Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel  ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une  île avec des petits ports typiques !  Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les mutilations de la nature pour gagner toujours plus d’argent.  Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous nous empiffrons.P4100034.JPG Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie !

Mercredi 11

Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps, nous nous dirigeons vers la presqu’île  à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Le lieu est pratiquement désert. P4110042.JPGEn bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit, une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions.

 Nous quittons ce petit bout de terre désert,  après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les orangers y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas.P4110056.JPG Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et elles se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais la luminosité et les contrastes qui en découlent, donnent toute leur splendeur à la nature et aux constructions humaines qui s'y cachent. Par contre, un ciel d’azur uniformise les couleurs et les rend ternes, mais il est plus agréable de de promener sous un doux soleil.  

Nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini. On peut en compter une trentaine !  En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela faisait déjà pas mal. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe.

P4110045.JPG Cela me rappelle la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite !  Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne,  voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers expatriés, fuyant les taxations, résidant sur l’île ?

Jeudi 12

Durant ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. P4120070.JPG La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite est presque agréable, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant (et parfois l’une des passagères arrière prenant la relève) me rappelle qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé. Alors, devant mon incompréhension  mon fils, dans une courbe prononcée à la visibilité limitée, a ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. Nous l’avions échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche.

Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café.  De ce promontoire nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon régulière. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multicentenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation.P4120074.JPG Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Cependant je fais particulièrement attention au vin, car conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution.

Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture.P4120080.JPG  D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».

Vendredi 13

Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter !

P4130099.JPGNous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu.  Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait d'une coutume des riches  de ces époques lointaines qui se faisaient porter en terre de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui  pour certaines  sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre.P4130106.JPG La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes.

Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste  site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour aller admirer ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux  s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.P4130138.JPG

 

 

 

Samedi 14

Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos  à l’ouest de Chypre.  La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste.  A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. P4140146.JPGDans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d'énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.P4140153.JPG

Dimanche 15

Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons  droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie le temps où  P4140154.JPGj’habitais dans les Balkans en Albanie.P4150183.JPG

L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle, étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !

Lundi 16

Dès huit heures nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager avant. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andreas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar.P4110062.JPG En désespoir de cause, après quelques mots échangés, presque en catimini, nous abandonnons notre véhicule et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence.

Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour.  Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ?

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